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Projets pédagogiques et culturels

Avril-Mai 2014 - Spectacle Mirador

Par SYLVAIN NICOLINO, publié le samedi 17 mai 2014 19:10 - Mis à jour le mardi 27 janvier 2015 13:57

Les 6°1 ont analysé la pièce de théâtre Mirador, jouée par la Compagnie Art Corps et Art Cris

Voici leur analyse accompagnée par des photos aimablement prêtées par Jeanne Saint-Julien.

L'histoire :

Julian nous résume la pièce : une dame avec un masque marche sur du parquet et prend des poupées dans une barquette. Ensuite, elle entre dans une usine et là, elle leur enlève les âmes, dit Margaux. À cet instant le corps se dédouble avec d'un côté les jambes et de l'autre le torse, c'est une vision qui a impressionné Mattéo. La dame refait le tour trois fois jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de poupées. Lila poursuit : il reste la petite poupée rouge et elle n'est pas mise en boîte. Margaux ajoute qu'elle devient humaine, elle grandit et elle découvre le monde dans lequel elle vit. Elle regarde avec angoisse ce qui l'entoure. Lucy se cache car elle a peur, complète Mattéo. Kevin poursuit : elle voit qu'il n'y a plus les autres marionnettes et elle commence à tout casser : les boîtes de conserve, les yeux. Romane estime que c'est un instant qui est bien accompagné par la musique : on ne s'attendait pas à ce qu'elle saute partout et casse tout ! Après, une grande marionnette surgit : elle est faite avec les âmes de toutes les marionnettes, dit Margaux. Cette grande marionnette reprend les bouts de ferraille que Lucy a cassés, dit Romane pour reconstruire quelque chose : une porte. Cette porte, précise Mattéo, sert à être libre, à vivre libre.

Gestes, déplacements : le jeu sur scène

Maëva revient sur les trois passages : les gestes ne sont pas les mêmes, à la deuxième fois, il y a un peu comme des bugs, la dame fait le robot et des fois, elle s'arrête, elle regarde, et elle continue. Elle le fait de temps en temps, puis elle prend les poupées et repart dans l'usine. Margaux reprend : quand elle marchait la première fois, elle allait à une certaine allure et après elle allait plus vite dans sa sorte de danse à chaque passage. Et puis, elle ne prend pas le même nombre de poupées à chaque fois, estime Yvanna, de plus en plus à chaque fois, ajoute Lila. Laurie détaille la danse : il y avait des claquettes sur l'espèce de petit podium, c'est inspiré du flamenco. Elena complète que la dame a gardé les pas de ce style, mais les gestes des jambes et des bras n'étaient pas les mêmes. C'est repris à leur manière, ajoute Lila, en inventant un flamenco, à la façon des robots, annonce Nathan S.

Cette manière de commencer la pièce fait penser à du replay, réagit Lila, ça donne une impression bizarre, car on l'avait déjà vu, complète Romane. Impressionnant, dit Yvanna ; surprenant dit Maëva. C'est risqué comme départ, et ça peut même devenir ennuyant, pense Gabriel. Pourquoi l'ont-elles fait ? Andréa-Luna pense que si elles avaient pris toutes les poupées d'un coup, cela aurait été trop court. Il fallait une deuxième fois comme la première puis une troisième fois où elle attrape Lucy et que son âme ne soit pas prise : que l'élément perturbateur démarre. C'est une façon de débuter la pièce qui a surpris Ophélie, parmi d'autres élèves.

Jacques explique que dans cette usine le temps est chronométré, il faut donc que ça se fasse en plusieurs fois pour que toutes les poupées y passent. Mattéo démontre que la dernière fois la dame n'a pas le temps de s'occuper de Lucy qui n'est pas tuée du coup.

Margaux revient sur les expressions du visage : quand Lucy est effrayée par l'endroit où elle se trouve, elle le mimait fortement avec son visage.

Maëva indique que si on comprend l'histoire, c'est par les actions, les gestes, mais aussi par les bruits qui sont utilisés, des sons différents, plus forts que d'autres...

Les sons (bruits, musiques) :

Dans cette pièce, la première remarque de Michaël, c'est qu'il n'y avait pas de voix. C'est quelque chose de surprenant, ajoute Andréa-Luna. Romane explique que les comédiennes ne voulaient pas se casser la tête à retenir des paroles, mais que c'était aussi un choix.

Margaux explique que lorsque la dame marche, les bruits de talons tapés dans le sol résonnent plus forts grâce au parquet qui faisaient le tour de la scène (précision apportée par Kevin), un chemin dit Jacques, un passage dit Gabriel, comme les limites de la scène, résume Margaux.

Lucy s'exprime par des bruits : par exemple son souffle montre son énervement remarque Margaux.

Laurie scinde la bande-son en deux catégories : d'un côté les bruits et de l'autre la musique. Ces bruits étaient par exemple une alarme (pause-déjeuner, mettre les poupées dans les boîtes...), un bruit pour retirer les fils des poupées ou des jets de vapeur comme ceux des anciennes locomotives, un talkie-walkie au moment de l'alerte se souvient Mattéo. Romane précise qu'on avait parfois de la musique douce, comme du violon. Charlène revient aussi sur les voix des poupées quand elles sont enfermées, c'était un bruit bizarre, comme si elles parlaient super vite avec une voix aiguë, mais qu'on ne comprenait rien. Il y avait aussi plein de bruits plus agressifs comme si on cassait quelque chose quand les poupées sont enfermées.

La guitare électrique intervient pour souligner la danse de Lucy qui s'énerve, ajoute Kevin. Et on a aussi eu de la valse lorsque Lucy et le bonhomme blanc se mettent à danser, précise Romane.

Lumières :

Romane fait une liste : lumières jaunes, de toutes les couleurs et pas toujours au même endroit : elles faisaient s'illuminer les "yeux de boeuf". Ophélie revient sur le moment où les poupées sont dans les cases : ça s'allumait en rouge ou en jaune, Yvanna argumente : ça servait aux spectateurs, pour comprendre que Lucy se déplaçait. Lors de l'alarme, le fond devient rouge, précise encore Yvanna.

 

Décors, accessoires :

Elena revient sur l'histoire : ça se passe dans une usine, mais ce n'est pas une usine comme les autres. Dès le départ, ajoute Andréa-Luna, le personnage de la dame est habillé bizarrement pour kidnapper les enfants, en couleur sombre juge Mattéo, avec un masque très voyant, précise Lila. Un masque qui n'avait pas de bouche ! se souvient Kelly.

Loïc revient sur l'expression "théâtre de corps et d'objet" : elle est justifiée puisqu'il y a des marionnettes, de la ferraille et des êtres vivants. Kevin ajoute les boîtes de conserve, l'espèce de pastèque / courge (précision de Nathan S.) et Tristan explique aussi que ça insiste sur le travail de la troupe : c'est sans paroles, sans textes, qu'avec leurs corps et des objets.

Leur théâtre utilise différentes techniques : la marionnette à fil quand elles enlèvent les âmes, la marionnette à main pour la marionnette qui a toutes les âmes, liste Charlène. Michaël dit qu'elles ont aussi utilisé du théâtre d'objets comme avec les boîtes de conserve ou les barres en métal. Andréa-Luna rappelle qu'il y avait aussi du théâtre d'ombre quand les poupées sont dans des boîtes de conserve et que Lucy va les inspecter. C'était des ombres chinoises, complète Yvanna.

Les déguisements et costumes étaient un peu bizarres eux aussi, dit Laurie, qui trouve que ça faisait vieux et qu'elle s'attendait à quelque chose de plus moderne, avec des robes, mais pas comme celle de Lucy, des robes de maintenant, plus collées au corps...

En conclusion,

Emma pense que cettte pièce de théâtre était plutôt surprenante, et techniquement bien présentée. Les sons et lumière étaient bien mis en avant, c'est une belle pièce qu'elle a beaucoup aimé. Pour Loïc, cette pièce de marionnettes reste bizarre parce qu'il n'a pas trop su pourquoi la dame du début arrachait ainsi les âmes des poupées. Kelly, elle, a aimé le moment où la grande marionnette imitait les mouvements de Lucy, c'était une technique qu'elle avait utilisé en E.P.S. Tristan avoue qu'au début du spectacle il s'était ennuyé, mais il a trouvé que les rôles étaient bien joués ; il n'a pas très bien compris l'histoire au début mais au fur et à mesure, il est entré dedans. C'est un spectacle qu'il a aimé au final. Julian a aussi trouvé le début étrange à cause de la répétition. Il a ensuite mieux compris l'histoire et bien aimé le spectacle pour son originalité ; c'est un spectacle qui reste mystérieux du fait de l'absence de paroles. Gabriel revient également sur la perturbation liée aux trois mêmes actions et reconnaît qu'ensuite c'est plus facile à comprendre ; son moment préféré est la construction de la porte. Maëva trouve que c'était une pièce bien présentée (lumières, sons, marionnettes et décors) et la seule chose qui l'a déçue, c'est de ne pas retrouver toutes les photos étudiées en cours avant. Nathan S. a aussi bien aimé malgré le temps mis pour comprendre, c'est du coup ce début étrange qu'il n'a pas aimé. Charlène, à son tour, trouve ce début répétitif : elle aime cette idée de la porte reconstruite grâce à la grande marionnette et aussi le fait que Lucy et la grande marionnette reproduisent les mêmes gestes, c'est original. Le début l'a déçue, mais l'ensemble de la pièce est aimé.

Pour Tara, la pièce était bien pour ses lumières et sons même si au bout d'un moment elle a décroché un peu, notamment à l'entrée dans l'usine.

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