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Projets pédagogiques et culturels

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  • Avril-Mai 2014 - Spectacle Mirador

    Catégories :  Théâtre
    Par SYLVAIN NICOLINO, publié le samedi 17 mai 2014 19:10 - Mis à jour le mardi 27 janvier 2015 13:57

    Les 6°1 ont analysé la pièce de théâtre Mirador, jouée par la Compagnie Art Corps et Art Cris

    Voici leur analyse accompagnée par des photos aimablement prêtées par Jeanne Saint-Julien.

    L'histoire :

    Julian nous résume la pièce : une dame avec un masque marche sur du parquet et prend des poupées dans une barquette. Ensuite, elle entre dans une usine et là, elle leur enlève les âmes, dit Margaux. À cet instant le corps se dédouble avec d'un côté les jambes et de l'autre le torse, c'est une vision qui a impressionné Mattéo. La dame refait le tour trois fois jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de poupées. Lila poursuit : il reste la petite poupée rouge et elle n'est pas mise en boîte. Margaux ajoute qu'elle devient humaine, elle grandit et elle découvre le monde dans lequel elle vit. Elle regarde avec angoisse ce qui l'entoure. Lucy se cache car elle a peur, complète Mattéo. Kevin poursuit : elle voit qu'il n'y a plus les autres marionnettes et elle commence à tout casser : les boîtes de conserve, les yeux. Romane estime que c'est un instant qui est bien accompagné par la musique : on ne s'attendait pas à ce qu'elle saute partout et casse tout ! Après, une grande marionnette surgit : elle est faite avec les âmes de toutes les marionnettes, dit Margaux. Cette grande marionnette reprend les bouts de ferraille que Lucy a cassés, dit Romane pour reconstruire quelque chose : une porte. Cette porte, précise Mattéo, sert à être libre, à vivre libre.

    Gestes, déplacements : le jeu sur scène

    Maëva revient sur les trois passages : les gestes ne sont pas les mêmes, à la deuxième fois, il y a un peu comme des bugs, la dame fait le robot et des fois, elle s'arrête, elle regarde, et elle continue. Elle le fait de temps en temps, puis elle prend les poupées et repart dans l'usine. Margaux reprend : quand elle marchait la première fois, elle allait à une certaine allure et après elle allait plus vite dans sa sorte de danse à chaque passage. Et puis, elle ne prend pas le même nombre de poupées à chaque fois, estime Yvanna, de plus en plus à chaque fois, ajoute Lila. Laurie détaille la danse : il y avait des claquettes sur l'espèce de petit podium, c'est inspiré du flamenco. Elena complète que la dame a gardé les pas de ce style, mais les gestes des jambes et des bras n'étaient pas les mêmes. C'est repris à leur manière, ajoute Lila, en inventant un flamenco, à la façon des robots, annonce Nathan S.

    Cette manière de commencer la pièce fait penser à du replay, réagit Lila, ça donne une impression bizarre, car on l'avait déjà vu, complète Romane. Impressionnant, dit Yvanna ; surprenant dit Maëva. C'est risqué comme départ, et ça peut même devenir ennuyant, pense Gabriel. Pourquoi l'ont-elles fait ? Andréa-Luna pense que si elles avaient pris toutes les poupées d'un coup, cela aurait été trop court. Il fallait une deuxième fois comme la première puis une troisième fois où elle attrape Lucy et que son âme ne soit pas prise : que l'élément perturbateur démarre. C'est une façon de débuter la pièce qui a surpris Ophélie, parmi d'autres élèves.

    Jacques explique que dans cette usine le temps est chronométré, il faut donc que ça se fasse en plusieurs fois pour que toutes les poupées y passent. Mattéo démontre que la dernière fois la dame n'a pas le temps de s'occuper de Lucy qui n'est pas tuée du coup.

    Margaux revient sur les expressions du visage : quand Lucy est effrayée par l'endroit où elle se trouve, elle le mimait fortement avec son visage.

    Maëva indique que si on comprend l'histoire, c'est par les actions, les gestes, mais aussi par les bruits qui sont utilisés, des sons différents, plus forts que d'autres...

    Les sons (bruits, musiques) :

    Dans cette pièce, la première remarque de Michaël, c'est qu'il n'y avait pas de voix. C'est quelque chose de surprenant, ajoute Andréa-Luna. Romane explique que les comédiennes ne voulaient pas se casser la tête à retenir des paroles, mais que c'était aussi un choix.

    Margaux explique que lorsque la dame marche, les bruits de talons tapés dans le sol résonnent plus forts grâce au parquet qui faisaient le tour de la scène (précision apportée par Kevin), un chemin dit Jacques, un passage dit Gabriel, comme les limites de la scène, résume Margaux.

    Lucy s'exprime par des bruits : par exemple son souffle montre son énervement remarque Margaux.

    Laurie scinde la bande-son en deux catégories : d'un côté les bruits et de l'autre la musique. Ces bruits étaient par exemple une alarme (pause-déjeuner, mettre les poupées dans les boîtes...), un bruit pour retirer les fils des poupées ou des jets de vapeur comme ceux des anciennes locomotives, un talkie-walkie au moment de l'alerte se souvient Mattéo. Romane précise qu'on avait parfois de la musique douce, comme du violon. Charlène revient aussi sur les voix des poupées quand elles sont enfermées, c'était un bruit bizarre, comme si elles parlaient super vite avec une voix aiguë, mais qu'on ne comprenait rien. Il y avait aussi plein de bruits plus agressifs comme si on cassait quelque chose quand les poupées sont enfermées.

    La guitare électrique intervient pour souligner la danse de Lucy qui s'énerve, ajoute Kevin. Et on a aussi eu de la valse lorsque Lucy et le bonhomme blanc se mettent à danser, précise Romane.

    Lumières :

    Romane fait une liste : lumières jaunes, de toutes les couleurs et pas toujours au même endroit : elles faisaient s'illuminer les "yeux de boeuf". Ophélie revient sur le moment où les poupées sont dans les cases : ça s'allumait en rouge ou en jaune, Yvanna argumente : ça servait aux spectateurs, pour comprendre que Lucy se déplaçait. Lors de l'alarme, le fond devient rouge, précise encore Yvanna.

     

    Décors, accessoires :

    Elena revient sur l'histoire : ça se passe dans une usine, mais ce n'est pas une usine comme les autres. Dès le départ, ajoute Andréa-Luna, le personnage de la dame est habillé bizarrement pour kidnapper les enfants, en couleur sombre juge Mattéo, avec un masque très voyant, précise Lila. Un masque qui n'avait pas de bouche ! se souvient Kelly.

    Loïc revient sur l'expression "théâtre de corps et d'objet" : elle est justifiée puisqu'il y a des marionnettes, de la ferraille et des êtres vivants. Kevin ajoute les boîtes de conserve, l'espèce de pastèque / courge (précision de Nathan S.) et Tristan explique aussi que ça insiste sur le travail de la troupe : c'est sans paroles, sans textes, qu'avec leurs corps et des objets.

    Leur théâtre utilise différentes techniques : la marionnette à fil quand elles enlèvent les âmes, la marionnette à main pour la marionnette qui a toutes les âmes, liste Charlène. Michaël dit qu'elles ont aussi utilisé du théâtre d'objets comme avec les boîtes de conserve ou les barres en métal. Andréa-Luna rappelle qu'il y avait aussi du théâtre d'ombre quand les poupées sont dans des boîtes de conserve et que Lucy va les inspecter. C'était des ombres chinoises, complète Yvanna.

    Les déguisements et costumes étaient un peu bizarres eux aussi, dit Laurie, qui trouve que ça faisait vieux et qu'elle s'attendait à quelque chose de plus moderne, avec des robes, mais pas comme celle de Lucy, des robes de maintenant, plus collées au corps...

    En conclusion,

    Emma pense que cettte pièce de théâtre était plutôt surprenante, et techniquement bien présentée. Les sons et lumière étaient bien mis en avant, c'est une belle pièce qu'elle a beaucoup aimé. Pour Loïc, cette pièce de marionnettes reste bizarre parce qu'il n'a pas trop su pourquoi la dame du début arrachait ainsi les âmes des poupées. Kelly, elle, a aimé le moment où la grande marionnette imitait les mouvements de Lucy, c'était une technique qu'elle avait utilisé en E.P.S. Tristan avoue qu'au début du spectacle il s'était ennuyé, mais il a trouvé que les rôles étaient bien joués ; il n'a pas très bien compris l'histoire au début mais au fur et à mesure, il est entré dedans. C'est un spectacle qu'il a aimé au final. Julian a aussi trouvé le début étrange à cause de la répétition. Il a ensuite mieux compris l'histoire et bien aimé le spectacle pour son originalité ; c'est un spectacle qui reste mystérieux du fait de l'absence de paroles. Gabriel revient également sur la perturbation liée aux trois mêmes actions et reconnaît qu'ensuite c'est plus facile à comprendre ; son moment préféré est la construction de la porte. Maëva trouve que c'était une pièce bien présentée (lumières, sons, marionnettes et décors) et la seule chose qui l'a déçue, c'est de ne pas retrouver toutes les photos étudiées en cours avant. Nathan S. a aussi bien aimé malgré le temps mis pour comprendre, c'est du coup ce début étrange qu'il n'a pas aimé. Charlène, à son tour, trouve ce début répétitif : elle aime cette idée de la porte reconstruite grâce à la grande marionnette et aussi le fait que Lucy et la grande marionnette reproduisent les mêmes gestes, c'est original. Le début l'a déçue, mais l'ensemble de la pièce est aimé.

    Pour Tara, la pièce était bien pour ses lumières et sons même si au bout d'un moment elle a décroché un peu, notamment à l'entrée dans l'usine.

  • L'Avare : analyse de la mise en scène par les 4°5

    Par SYLVAIN NICOLINO, publié le jeudi 13 février 2014 11:45 - Mis à jour le jeudi 13 février 2014 11:54

    ANALYSE DE LA MISE EN SCENE DE L'AVARE (4°5)

    JOUEE PAR LA COMPAGNIE L'ESQUISSE

    SAINT-ORENS (jeudi 30 janvier 2014)

    http://www.compagnie-esquisse.com/avare.html

    Toutes les photos ont été prêtées par Stéphane Fauré, un grand merci à lui !

    stephane.faure.92@facebook.com

     

    LE CHOIX DES COMEDIENS / LEUR JEU

    Valère a un costume noir qui est différent du costume de l'autre valet de l'histoire (La Flèche). Son costume ne faisait pas valet, on avait quelque chose qui ressemblait davantage à un habit bourgeois du XIXème siècle. C'était une sorte de smoking, quelque chose d'élégant. Il avait en accessoire une rose rouge du côté droit et des mocassins vernis.

     

     

    Elise était en robe noire avec une chemisette blanche, comme Valère, elle n'était pas habillée comme les filles de l'époque mais plutôt d'inspiration gothique, elle avait les cheveux longs, légèrement frisés, châtains ; elle avait des chaussures à talons, une robe qui tournait, un style simple et détendu. Sa coiffure et ses habits accentuaient son côté rebelle : c'était ébouriffé, sa robe était un peu dans un style troué.

     

     

     

     

    Cléante était en costume noir aussi, efféminé par sa voix qui n'était pas grave. Il avait l'air lâche, timide ou réservé. Il était naïf et soumis : ça se voyait parce qu'il disait oui à tout et qu'il évitait son père lorsqu'il bougeait. Il se défilait un peu devant son père, il avait peur de lui. Il s'éloignait rapidement. Mais au fur et à mesure, on voit qu'il n'est pas d'accord et qu'il le dit. Il prend les choses en mains et répond à son père. Il est moins stressé : ses paroles bien sûr, mais aussi son jeu le montrent ; lors de la malédiction que lui jette son père, il traverse la scène pour menacer et répondre à Harpagon.

     

     

    Mariane était la seule habillée tout en blanc, elle est la plus timide, sa voix était plutôt aiguë, comme une voix de petite fille, d'enfant. Elle tenait toujours ses mains. Elle aussi elle avait peur d'Harpagon, elle se cachait derrière Valère et quand Frosine la présente à Harpagon la première fois, elle se tient vers le public, sur l'avant-scène.

    C'est un personnage qui ne bouge pas trop de l'endroit où elle est placée, ça crée une différence avec le personnage d'Elise.

     

     

    Harpagon est un personnage violent : on le voit gifler son fils Cléante et même sa fille Elise qu'il fait tomber par terre ! Parfois il trahit son secret, ça s'entend avec ses mots, mais aussi par le jeu : il se met à bafouiller, à montrer son angoisse ; ses mains tremblent, il ne sait pas trop où les mettre, il les tripote, comme s'il avait une maladie de Parkinson. Il est radin, on le voit grâce à ses habits : il n'est pas à la mode et ses vêtements sont déchirés. Il se tient avachi, courbé, comme s'il avait une bosse dans le dos.

    Il est capable d'exagérer ses sentiments : il se traîne par terre. Dès qu'il y a un bruit, il accourt, il va souvent sur le tas du décor comme s'il voulait dominer tous les autres. Il porte des mitaines qui cachent sa bague. Il avait une voix agressive, nasillarde. Il se tenait comme un singe en s'aidant des pieds et des mains pour se déplacer, sans éducation, dès qu'on parlait d'argent il avait un côté sauvage, on aurait dit Gollum. Lors du final, Cléante lui jette une à une des pièces de son trésor et le vieil homme va les ramasser à quatre pattes...

     

     

     

    La Flèche était le personnage le plus comique de la pièce. Il porte un bonnet. Par exemple on a aimé lorsque la Flèche raccompagne Maître Simon en coulisses mais que c'est pour le jeter (bruitages) et qu'il revient avec le fauteuil roulant vide et en sifflant. C'est aussi la Flèche qui imite le chien en allant voler le trésor qu'il guette depuis le début. Il passe souvent dans la scène alors qu'il n'a rien à y faire, avec une échelle, une caisse et puis il repart car il voit qu'il y a des conflits. Il n'était pas dans le final lors des salutations car c'est le même comédien qui jouait La Flèche et sans doute Anselme.

    Pour expliquer les conditions du prêts, La Flèche sort un pupitre et il fait comme s'il avait un micro : il a lu le livre de comptabilité en ajoutant des bruitages, des onomatopées (il a le droit, ce n'est pas du texte) et il rigole car son maître se fait avoir. C'est quelqu'un de farceur.

     

    Frosine est une séductrice, elle a des talons hauts et une robe un peu décolletée, elle est en rouge et noir, elle joue avec sa bretelle de soutien-gorge, elle drague, elle tripote La Flèche ! Elle joue les prostitués. La plume qu'elle porte sur la tête lui donne un air un peu fofolle et son costume est plus moderne que celui des autres.

     

    Maître Jacques est un personnage petit et il était un peu enrobé pour accentuer son rôle de cuisinier (il se rapproche du personnage Polichinelle dans la Commedia dell'arte). Il incarne deux métiers : cuisinier et cocher. Il chante lorsqu'il change de costume. Quand il s'énerve, il devient tout rouge.

     

    Le commissaire sort à chaque fois son calepin et son stylo de sa poche pour tout noter. Il est appelé par un coup de téléphone lorsque Harpagon veut signaler le vol : assez étrange ce retour au monde d'aujourd'hui. Avec Harpagon ils font des "Ha" à chaque fausse preuve et Harpagon dit "notez-le", ça permet de bien suivre.

     

    Seigneur Anselme a une calvitie. Mais il fait bien trop jeune pour être le père de Valère et Mariane ! Normalement c'est quelqu'un qui a soixante ans ! C'est dommage.

     

    Maître Simon n'apparait qu'une seule fois dans la pièce, mais on le retient avec son fauteuil roulant et sa voix de personne en train de mourir. Lorsqu'il crache, ça fait bien rire tellement c'est sale et que ça dégoûte.

     

    Plusieurs personnages manquent à l'appel : ceux qui avaient un rôle très réduit dans la pièce de départ : Brindavoine, Dame Claude, La Merluche.

    Ils étaient neuf à saluer donc ça veut dire qu'il y a un comédien qui jouait deux rôles.

     

    LE JEU

    La pièce commence sans paroles : la lumière est bleue, les personnages entrent au fur et à mesure et s'immobilisent sur scène. Nous n'avons pas réussi à voir s'ils entraient dans l'ordre de leur apparition sur scène. La musique électronique occupe l'espace audible. Cela créera une surprise puisque La Flèche est caché dès le début dans le décor, là où il dort.

    Dans les premières scènes, la voix des comédiens n'est pas assez puissante, il faut tendre l'oreille.

    Cléante pose sa tête sur les genoux de sa soeur Elise, il se fait dorloter.

    Cléante et la Flèche se cachent le visage derrière des cagoules (?) et les autres ne les remarquent pas : c'est une astuce de dessin-animé...

    Les personnages occupaient bien tout l'espace de la scène. Lorsque Harpagon est là, les autres ne disent pas son nom : ils disent "mon père" ou "il vient" (c'est dans le texte écrit par Molière).

    Sur le plateau, les personnages ne sont jamais tous regroupés, ils ont du mal à être ensemble car Harpagon est au milieu et sa présence sépare les autres.

    La lumière bleue et la musique reviennent ponctuer chaque changement d'acte : cela indique aussi Harpagon qui va observer son argent et faire comme s'il se douchait avec. Certains élèves regrettent cette modernité de la mise en scène par rapport à une mise en scène plus traditionnelle. Cependant, nous avons compris que ce bleu (lumière froide) accentue l'idée que dans cette maison, quelque chose ne va pas.

    En revanche, lorsque la Flèche trouve le trésor, la lumière est orange.

     

     

    LE DECOR / LES LUMIERES / LES BRUITAGES

    Le décor montre que Harpagon joue à être pauvre : il est composé de pneus, de mouchoirs, de papiers chiffonnés, etc. Si c'est la fortune d'Harpagon, elle n'est pas composée de choses de valeur, mais de vieilleries...

    Il y a un banc sur lequel s'assoient les personnages. C'est une simple planche de bois sur deux pneus. Il y a aussi un espace où se placer juste sous la partie la plus haute.

    L'argent n'est pas caché, il est juste dans une cage en fer.

     

    Chaque arrivée d'Harpagon est signalée par un coup de tonnerre et une musique un peu démoniaque.

    Le décor prend la forme d'une pyramide ou d'un podium sur lequel se placent les personnages qui ont le plus de pouvoir : Harpagon puis le commissaire. On voit que Cléante se met à monter au fur et à mesure de la pièce mais sans aller en haut. En parallèle, c'est le moment où Harpagon se met à ramper au sol. Le fils dépasse le père et devient plus important.

    Il y avait une grande toile verticale à l'arrière et les personnages apparaissaient en ombres chinoises derrière : on pouvait repérer ainsi les changements de scène.

    La fumée était présente à différents moments, c'était intéressant mais ça ne faisait pas trop "d'époque" pour certains : on n'était pas dans le réalisme, mais dans le symbole, elle signifiait peut-être l'aspect secret de la découverte du trésor par La Flèche.

     

    Le final est travaillé : après les dernières paroles, Harpagon est mis dans sa cage et les autres personnages lui jettent tous ses détritus dessus.

     

    MEILLEUR MOMENT

    Pour Axel, c'est le moment où la Flèche se débarrasse de Maître Simon. C'est débile car c'est juste à ce moment qu'on entend le bruit de la voiture qui l'écrase ! C'est très drôle du coup.

  • Mr & Mrs Macbeth

    Par Admin Des Trois Vallees, publié le jeudi 12 décembre 2013 16:37 - Mis à jour le jeudi 12 décembre 2013 16:37

    d'après Macbeth de William Shakespeare

    par la compagnie Theatre in english

    représentations à Altigone, Saint-Orens, 3 décembre 2013

    ANALYSE DE LA MISE EN SCENE

    par les 3°2 et les 3°4

    sous la direction de M. Nicolino

     

    Effets :

    Les films : La disparition des sorcières qui se volatilisent, c'est mieux avec un film qu'en chair et en os. Les films servent à remplacer des comédiens ou des personnages qui ne sont pas présents : seuls trois comédiens étaient sur scène (ils se partageaient des rôles de personnages multiples). C'est donc une bonne idée.

     

    La 3D :

    - Le sang qui s'échappe du squelette fantôme de Banquo vient vers nous, ça montre que ça hante Macbeth de plus en plus, qu'il devient de plus en plus fou. Et en plus, le sang pourrait nous tâcher aussi (effet 3D) car nous sommes complices de ce meurtre que nous n'avons pas empêché : dans la séance du matin, le public dissipé manifestait son attente d'un meurtre quand Macbeth tournait autour du roi : "tue-le". Le public est complice, l'effet 3D renforce cette idée que nous avons nous aussi du sang sur les mains.

     

    - Le couteau qui tourne rappelle le jeu du stylo ou de la bouteille qui désigne celui qui doit faire "action / vérité" : et si le couteau nous montrait, nous ? Est-ce que nous serions prêts à tuer un roi pour satisfaire celle ou celui qu'on aime ?

     

    A d'autres moments, où était l'intérêt de la 3D ? Les sorcières dans la caverne : à quoi sert exactement l'effet à ce moment ? Nous faire comprendre que la caverne est grande ? Avec le portier, quel est l'intérêt de la 3D ? Ou même avec les soldats réunis... Des films normaux et seulement quelques effets 3D, ce serait mieux.

    En effet, les changements de lunettes deviennent pénibles à la longue et ça fait mal à la tête à beaucoup de personnes.

    Toutefois, l'écran était trop petit (rangs du fond) et mal positionné (rangs sur le côté). Il faudrait en avoir un encore plus grand, ou un drap.

     

    Le jeu des comédiens :

    Quand Macbeth tue Duncan et les serviteurs, c'est en hors-scène, pareil pour l'assassinat de Lady Macduff et de son fils : c'est dommage car il n'y a pas assez d'actions en chair et en os. On aurait aimé voir un peu plus les morts... (spectacle à partir de 13 ans...)

     

    La décapitation : c'est dommage de ne pas avoir eu de bruitage off de l'épée dans le corps et de cris du comédien ; si on avait mis le corps positionné avec les jambes qui dépassent, tout ça aurait permis de faire trembler les jambes et d'empêcher la partie gauche de la salle de voir le matelas.

     

    Le messager arrive du public côté gauche de la salle. Ça montre qu'elle vient de loin. Bonne idée, pourquoi ne pas utiliser plus la salle ?

     

    La folie de Lady Macbeth est montrée par son jeu : elle se frotte les bras pour enlever des tâches de sang invisibles, elle se tient de moins en moins bien sur son trône, ses vêtements reflètent aussi son désespoir et enfin, elle crie en off lorsqu'elle se suicide.

     

    Le couple s'embrasse, se fait des calins, c'est un couple qui s'aime. Elle l'embrasse mais se lève aussitôt après, elle pense plus à elle qu'à lui. Elle le manipule, joue avec son visage, mime l'étranglement de Duncan, l'embrasse pour sceller le pacte, se relève, lui tourne autour... Enfin, ils joignent les mains et lèvent les bras : nous sommes témoins (et le ciel aussi) de leur pacte. Vers la fin, la couverture du lit est enlevée, ça montre que c'est fini entre eux. Lors des hallucinations de son mari, Lady Macbeth ne le soutient pas : elle a peur que les invités comprennent que Macbeth et elle ont tué le roi Duncan.

     

    Lady Macbeth ne comprend pas que son mari devient fou : lorsqu'on frappe à la porte, il ne bouge pas, il crie ! Elle, elle essaie de le tirer en coulisses pour qu'ils se changent tous les deux. Elle essaie plusieurs fois sans succès, du coup elle l'abandonne ! Il y a quelque chose de cassé entre eux deux.

     

    Les accessoires :

    Lady Macbeth enlève la cuirasse de son mari, c'est un moyen de l'amadouer avant de lui exposer son plan. Ensuite, elle prend la cuirasse et la serre dans ses bras, elle veut devenir un homme, être forte comme un guerrier pour pouvoir tuer Duncan.

     

    Lady Macbeth porte au début une robe blanche, c'est la pureté, puis elle a des tâches de sang sur la robe blanche faites par son mari : c'est à cause de lui qu'elle devient folle. Ensuite elle a une robe rouge le jour du couronnement : ça rappelle le sang versé pour arriver là. Lady Macbeth devient somnambule, sa robe devient un drap mortuaire (linceul), elle ressemble à un fantôme (la dame blanche), elle est comme déjà morte. La voix off explique son trouble.

     

    Macbeth se met tout seul la couronne sur la tête : il "s'auto-couronne", c'est un tyran, il a pris le pouvoir de force, comme un coup d'état.

     

    Les chaînettes dans le dos : d'or ou d'argent, elle symbolisent la richesse obtenue, mais Lady Macbeth a soudain peur de son mari qui les lui attache dans le dos ; elle est à genoux, soumise à son pouvoir de roi. Est-elle la poupée de son mari ?

     

    Les deux dagues utilisées par Macbeth contre Macduff : ça rappelle les banderilles de la corrida.

    Les poupées : lorsque Macbeth récupère la poupée de chiffons (comme une poupée vaudou), il se croit invincible, il croit qu'il maîtrise son destin.

     

    Les différences avec le livre :

    Voici la liste des scènes enlevées : I, 2 et 4 / II, 4 / III, 2, 5 et 6 / (IV, 2, l'assassinat est en voix off (les cris entendus et même l'insulte du fils sur le soldat) et raconté avec une lettre lue par Macduff / IV, 3 / V pas mal résumé et V, 7 retiré.

    Nous avions bien travaillé deux des scènes qui ont été enlevées, celle de Lady Macduff et de son fils et celle du test de Malcolm pour faire un bon roi. Du coup, de quoi parle la vision de Macbeth selon la compagnie Theatre In English ? D'un couple qui se sépare progressivement comme le montre le lit qui se défait au fur et à mesure. C'est une pièce qui montre que la folie est communicative : chacun dans le couple rend l'autre fou.

    Les comédiens et la metteur en scène Lucille O'Flanagan ont travaillé sur cette pièce six semaines en 2012 et deux semaines en 2013, du coup, la vision vue en classe en octobre-novembre 2013 n'est pas celle qu'ils ont eu en 2012.

     

    La musique :

    Elle était bien choisie car adaptée à la pièce : c'était un peu des musiques d'influence médiévale, un peu plus enchanteur ou magique pour les sorcières. La musique montrait aussi les moments de suspense en fonction de l'intrigue. Elle servait enfin à ponctuer chaque scène ou chaque acte. C'était une musique synthétique, avec un flûtiau qui joue la mélodie et des tambours militaires.

     

    Voix off :

    Elle servait à expliquer ou à décrire l'ambiance (la foule, les soldats), résumer des scènes retirées : par exemple lors de la scène de la femme de chambre et du médecin, c'est une voix off qui raconte que Lady Macbeth est somnambule.

     

    Les bruitages :

    bruitages des accessoires : au début de la pièce, on entend le bruit des épées, c'est utile pour comprendre que Banquo et Macbeth ne sont pas seuls, que ce n'est pas un entraînement.

     

    Les décors :

    Le lit est bien utilisé, mais le présentoir avec les armes sert juste à dire que c'est une pièce sur la guerre ; du coup il n'y avait pas assez de décors...

    Les chaises en fer forgé n'étaient pas assez sophistiquées ou imposantes pour symboliser des trônes.

     

    Les lumières :

    Le technicien utilise le rouge pour faire le sang. La lumière montre la souffrance, le sang qui va venir, c'est au moment où le couple scelle son pacte cruel.

    La lumière bleue symbolise la nuit, c'est une couleur froide, non pas pour montrer la température dans le château, mais pour symboliser la mort qui rôde et l'ambiance dans ce couple.

    La lumière normale montre qui parle : les douches centrées sur chacun dans un coin de la scène exposent qu'ils sont séparés : par exemple Macbeth sur son lit est dans une pièce et le roi et Lady Macbeth sont dans une autre pièce. Macbeth se lève et traverse l'espace de la scène non éclairé pour rejoindre Duncan : ça montre juste qu'il est en train d'imaginer ce qu'il pourrait faire.

    La lampe-tempête utilisée de nuit par Banquo le veilleur est renforcée par une douche jaune : elle permet de mieux montrer le médaillon de Cawdor que Macbeth donne à son ami. C'est encore un pacte entre eux.

    Choix des comédiens :

    Macbeth est joué par Dominic Gould : il jouait bien, il avait la carrure, la voix qui porte, il faisait bien le fou.

    Lady Macbeth est jouée par Jennifer Karen : elle jouait bien aussi, elle savait faire les mimiques nécessaires, le texte était très bien connu, avec des bonnes intonations et elle était toujours face au public. Elle n'avait pas besoin non plus de crier trop : le côté hystérique n'est pas utile : on avait déjà compris sa folie. Pour d'autres élèves, c'était un rappel utile puisque la pièce était en anglais, donc ce jeu pouvait servir.

    Dan Gutman joue Banquo (tout en noir) et Macduff (bandeau sur l'oeil) : on le voit assez peu sur scène malgré les deux rôles, mais il jouait bien. Intonation, la canne lorsqu'il fait le roi.

    Par contre les scènes où ils se battent, c'était mal fait : peut-être auraient-ils dû se mettre des coups un peu plus réalistes ? Les coups s'arrêtaient trop loin des corps. Lors du duel final, les coups portés n'ont pas d'effet : personne ne boîte vraiment...

    Les sorcières n'avaient pas la carrure : on aurait aimé qu'elles soient plus laides, avec des voix plus maléfiques, sarcastiques.

     

    Un grand merci à Theatre in english et à l'accueil remarquable de Lucille et des siens.

    Leur site : http://theatre.anglais.free.fr/2012_2013_macbeth/dossier.html

     

     

  • Poil de Carotte : théâtre de Jules Renard

    Par IRENE PARIOT, publié le lundi 15 avril 2013 13:16 - Mis à jour le lundi 15 avril 2013 13:17

    Jeudi 11 avril 2013 et jeudi 18 avril

    Tous les élèves de 3e auront vu cette pièce jouée au théâtre du Pavé à Toulouse.

  • Livres choisis par les 6°1, les 6°3 et les 6°5

    Par IRENE PARIOT, publié le vendredi 5 octobre 2012 11:09 - Mis à jour le lundi 8 octobre 2012 10:30

    Princesse Vinyle

    Princesse vinyle

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